Bienvenue à tous

Ce blog est exclusivement dédié aux films noirs : films policiers, polars, films de gangsters... De Regeneration, premier film noir (1915, Raoul Walsh) aux dernières nouveautés, en passant par les grands classiques comme la trilogie du Parrain ou encore Il Etait une fois en Amérique de Senor Sergio Leone, ce blog est un tour d'horizon des films qui pour moi sont les plus intéressants de ce genre cinématographique reconnu. Donnez votre avis sur ces films et partagez vos opinions, faites aussi profitez de vos anecdotes sur ces films, en laissant des commentaires !!! Merci et pour aller plus loin, n'hésitez pas à venir sur notre FORUM.

SOMMAIRE

A

Affranchis (Les) Page 1
Arrête-moi si tu peux Page 6

B

Blow Page 3
Blue Hill Avenue Page 6

C

Casino Page 2
Cents Pas (Les) Page 3
Chute de Gotti (La) Page 5
Cité de Dieu (La) Page 3

D

Dernier des Capone (Le) Page 4
Droit de Tuer ? (Le) Page 7

E

Enfer est à Lui (L') Page 2

H

Hommes de Main (Les) Page 6

I

Incorruptibles (Les) Page 5
Infiltrés (Les) Page 7

L

Loi de la Nuit (La) Page 4
Lord of War Page 6

M

Manipulateur (Le) Page 4
Mentale (La) Page 3

P

Parrain (Le) Page 1
Parrain II (Le) Page 3
Parrain III (Le) Page 6

R

Reservoir Dogs Page 2
Revolver Page 5
Romanzo Criminale Page 5

S

Scarface Page 1
Scarface : The Shame of a Nation Page 3

T

Trahison de Gotti (La) Page 5
Two for the Money Page 7

U

Usual Suspects (The) Page 2
# Posté le samedi 04 juin 2005 10:40
Modifié le vendredi 03 novembre 2006 17:18

Le Parrain - F.F.Coppola - 1972

Le Parrain - F.F.Coppola - 1972
Le Parrain est un des films noirs les plus marquants de l'histoire du cinéma. Tiré du best-seller de l'écrivain italo-américain Mario Puzo, ce film a été un casse-tête monumental pour la Paramount. Elle choisit un jeune réalisateur italo-américain Francis Ford Coppola et dépense des sommes exorbitantes pour leur casting : Dustin Hoffmann et Warren Beatty font des essais pour le rôle de Michael, De Niro est concluant dans le rôle de Sonny. Mais, le courageux réalisateur impose ses choix : ce sera le jeune acteur inconnu Al Pacino, qu'il à découvert à Broadway, qui tiendra le rôle de Michael Corleone, James Caan sera Santino Corleone et le conflit Paramount-Coppola se crée lors du choix du rôle principal, celui du Parrain. Le réalisateur veut absolument Marlon Brando, star déchue des années 50 qui a très mauvaise image dans le milieu, à cause de ses multiples caprices, la production veut un grand acteur. Coppola aura le dernier mot en convaincant Brando de faire un essai, impensable pour une star du calibre du grand Marlon. Pour l'anecdote, Coppola a dit à Brando que ce n'était qu'un test maquillage, pour ne pas vexer l'orgueil de son acteur qui, grâce à ce rôle oscarisé, va redevenir le monstre sacré d'Hollywood.

L'histoire se déroule dans le New York d'après-guerre. La guerre des gangs de Noël 1945 est traité de bout en long du film, le sujet de la 2de guerre mondiale abordé mais c'est surtout l'organisation criminelle Cosa Nostra qui est dénudée dans ce film (le mot mafia ou cosa nostra n'est jamais prononcé dans le film, on parle de famille, de milieu). La famille Corleone est une des six familles du crime organisé new-yorkais avec les Brachi, les Barzini, les Tattaglia ... La famille est centralisé sur son patriarche, le Parrain comme tout ses amis l'appellent affectueusement : Vito Corleone. Avec son affaire d'exportation d'huile d'olive (Genco) il a bien d'autres activités : jeu, pari, prostitution... Il a beaucoup d'appui politique, ce qui lui permet de survivre, lui et sa famille, son clan, dans le milieu cruel de la mafia. Ses enfants Frederico, Michael et Santino sont différents : Fredo est l'incapable, le séducteur, Mike est l'intellectuel, le courageux, c'est un héros de la guerre, Sonny est l'impulsif, le simple d'esprit, la brute. Sonny avait ramené un enfant qu'il avait retrouvé dans la rue il y a bien longtemps : c'est Tom Hagen. Le Parrain l'a adopté et lui a permis de suivre des brillantes études de droit : c'est le conseilleur juridique du Don, le consigliere. Tout change quand le turc Virgil Sollozo, baron de la drogue, tente d'assassiner le Parrain, qui a refusé de s'associer dans une affaire de stupéfiants. En effet, le Parrain ne veut pas toucher aux affaires de drogues, ce business est très mal vu dans le milieu. Après ce coup, Hagen veut négocier avec Sollozo et les Tattaglia. Mais, Mike, l'enfant chéri qui n'était pas destiné au poste de Don, exécute le turc et son garde du corps, le lieutenant de police Neil Mc Cluskey. Il s'exile en Sicile et épouse la belle Apollonia, la plus belle demoiselle de son village : Corleone. A NY, Sonny est assassiné par le Turc et Tattaglia, mais il s'avérera que c'est Barzini qui a tout organisé. Santino est mort car il voulait la guerre. En Sicile, Michael échappe à un attentat et c'est Appolonia qui meurt. La situation familiale est difficile, après une mémorable réunion des chefs des grandes familles de New York, Mike revient à Long Beach, dans la propriété du Parrain, et son père lui donne plein pouvoir : c'est désormais Mike le patron. Il veut épouser son amour de jeunesse : Kay Adams et investir dans des affaires légales à Las Vegas, au Nevada. Le Parrain meurt d'une crise cardiaque et la vendetta va avoir lieu, avec les fidèles caporegime de son père : Pete Clemenza et le vieux Salvatore Tessio, ils vont organisé la vengeance. Lors du baptême du fils de sa s½ur Constanzia, Michael va pouvoir exécuter tout les ennemis de la famille : Moe Greene de Las Vegas, Tattaglia et Barzini, Carlo Rizzi (le gendre du Parrain qui a aidé les ennemis à assassiner Sonny) et bien d'autres. Un nouveau patron est né : Don Michael Corleone.

Le film est un succès dans les salles alors qu'il est en concurrence avec le film de Sergio Leone : Il Etait une fois la Révolution. C'est le premier film de tout les temps à dépasser les 100 millions de dollars au box office (pour un investissement initial de 6 millions de dollars : l'affaire du siècle). En 1972, l'oscar du meilleur acteur pour Brando (qui a d'ailleurs envoyé une indienne le cherché à sa place pour qu'elle montre que sa communauté était rejetée du cinéma hollywoodien), du meilleur film évidemment mais aussi du meilleur réalisateur. Une suite sortira sur les écrans deux ans plus tard : Le Parrain II.


Maxime
# Posté le samedi 04 juin 2005 12:08
Modifié le vendredi 03 mars 2006 18:20

Scarface - B.De Palma - 1983

Scarface - B.De Palma - 1983
Scarface est un remake du film d'Howard HawksScarface : The Shame of the Nation, qui est sorti sur les écrans américains noir et blanc en 1932. Produit par le milliardaire Howard Hugues, Scarface : Shame of a Nation est un des plus grand films noir de l'histoire de cinéma et le rôle de Tony Camonte (tiré de l'½uvre d'Armitrage Trail, inspirée de la vie du gangster Al Capone) est le plus mémorable tenu par Paul Muni. La tâche était difficile : comment réussir un bon remake d'un film si emblématique qui a été un des premiers à parcourir le Monde ? De plus, cinquante années sont passées depuis le projet Scarface, et Universal ne sais pas qui charger du dossier, c'est finalement l'acteur Al Pacino, qui a tenu le rôle de Michael Corleone dans les deux premiers volets du Parrain, une dizaine d'années auparavant, qui va relancer le projet. Son ami producteur Martin Bregman et Universal sont très motivés et le jeune réalisateur Brian De Palma est chargé de ce projet. Dernier problème : le scénario. Pour que le film ne soit pas qu'un vulgaire remake commercial, comme Hollywood en connaît bien souvent, il faut un scénario assez éloigné de l'original et pourtant assez intéressant pour attirer le spectateur avisé. Oliver Stone se charge du scénario, qu'il boucle en quelque semaines, enfermé dans sa chambre d'hôtel, à Paris, sous l'effet de drogues, notamment la cocaïne. Le nom du personnage principal vient notamment, pour l'anecdote, d'un des joueurs de football américain de l'époque que Stone appréciait tout particulièrement (15 ans après Scarface, ce même Oliver Stone réalisera L'Enfer du Dimanche, un film avec le même Al Pacino sur le sujet du football américain), ce sera : Antonio Montana. L'idée géniale du jeune script a été de transvaser les relations et le comportement du gangster original des années 30 dans une affaire d'actualité des années 80 : le régime castriste et la vague d'immigration cubaine aux Etats-Unis. En effet, en 1980, 250 000 cubains sont expédiés en Amérique, 25 000 sont des criminels.

L'un deux débarque à Miami, après un premier « service » rendu à un éminent gangster d'origine cubaine, il se met à travailler dans le milieu de la drogue pour s'élever dans l'échelle sociale de cette société américaine et pour lui aussi goûter au rêve américain qu'on à tant idéalisé. Mais, cette petite frappe sans éducation ni instruction, va rapidement perdre les pédales une fois au pouvoir : paranoïaque aggravé et progressivement chutant dans la drogue à son tour, Tony Montana va sombrer et être assassiné, cette histoire, ce n'est pas seul d'un homme, c'est celle d'un milieu, même si ce film ne traite pas le sujet du crime organisé, juste le parcours d'un homme qui avait des ambitions qu'il a su réaliser, au point d'en tomber lui-même.

Si ce film est aujourd'hui considéré, notamment par les jeunes générations, comme le film le plus marquant de la deuxième moitié du XXe siècle (Scarface est apparu sur les écrans francais le 7 Mars 1984), ce n'est pas seulement grâce à ce scénario sérieux et efficace. La réalisation envoûtante de De Palma, le montage époustouflant qui tient un suspense profond durant 2h45, le jeu exceptionnel et mémorable d'Al Pacino ou encore les thèmes grisonnants de Giorgio Moroder, et j'en passe. Ce qui est sûr, Scarface n'a pas pris une ride et, régulièrement remastérisé, il va encore longtemps hanté les esprits de nous autres passionnés de films noirs.


Bande annonce inédite (anglais sous-titré francais)

Maxime
# Posté le samedi 04 juin 2005 12:08
Modifié le samedi 13 mai 2006 09:08

Les Affranchis - M.Scorsese - 1990

Les Affranchis - M.Scorsese - 1990
Le réalisateur italo-américain Martin Scorsese s'intéresse beaucoup au milieu du crime organisé, mais son meilleur film sur le milieu est évidemment Les Affranchis. Sorti en 1990, ce film est un projet qui a tenu particulièrement à c½ur à Scorsese. Il a lu le livre du journaliste Nicholas Pillegi Wiseguy en 1986 et a tout de suite compris l'intérêt cinématographique de cette histoire vraie. Ensuite, c'est Irwin Winkler (producteur de Raging Bull) qui va soutenir le projet qui se tournera sur un duo d'acteur désormais devenu légendaire grâce à M.Scorsese : DeNiro-Pesci. Le jeune Ray Liotta obtient le premier rôle qui le fera connaître du monde entier. Aujourd'hui, ce film est, pour beaucoup, sous-estimé, mais reste un des plus grands films noirs des années 90.

Cette vie d'affranchi narré dans Goodfellas (titre original du film) est celle d'Henry Hill, un jeune gangster devenu le plus important repenti de l'histoire, le premier indicateur de ce niveau. Henry était de père irlandais et de mère sicilienne, comme le gangster Jimmy Conway (R. DeNiro). Il a commencé dans la rue, dès son plus jeune âge, désertant les bancs scolaires pour apprendre le métier auprès du grand Paulie : Paul Cicero, son protecteur, son second père. Dès son vingtième anniversaire, Henry progresse dans l'échelle du milieu. Il va rencontrer alors Tommy DeVito, le gangster fou qui nous rappelle bien souvent les rôles de Bogart, Cagney ou encore Muni dans les années 30. Joe Pesci recevra l'Oscar du meilleur second rôle pour son interprétation de ce personnage mémorable de gangster violent et vulgaire (Pesci aura prononcé plus de 200 fois le mot « fuck » dans les 2h20 du film). Le trio (Hill-Conway-DeVito) devient incontournable à New York. La collaboration est à son comble lorsqu'ils imaginent et réalisent le plus gros coup du siècle aux Etats-Unis : le casse de la Lufthansa, à Noël 1978. Le butin est de 15 millions de dollars ( !!!) mais les gangsters n'auront pas le temps d'en profiter. Après une tentative d'intimidation en Floride, ils tombent. Cicero et Hill se retrouve dans la même cellule royale, tandis que Conway est envoyé à l'autre bout des Etats-Unis. Henry Hill, pour s'en sortir dans le milieu carcéral, revend de la drogue. Dès sa sortie de prison, son père spirituel dans le milieu, Paulie Cicero, le prévient qu'il ne faut pas avoir ces pratiques à l'extérieur. En effet, la drogue est très mal vue dans le milieu italo-américain du grand banditisme. Tommy DeVito, personnage qui s'inspire du gangster Tommy DeSimone, est le seul des trois gangsters à être de parents siciliens, il va être officialisé, il va faire partie du Syndicat du Crime, ce sera un capo, un intouchable. Mais, c'est un coup monté et on l'assassine. Pour l'anecdote, c'est Charles Scorsese (père de Martin) qui joue le rôle de l'exécuteur, tandis que la mère de Martie tient le rôle de la mère de Tommy. Hill tombe pour trafic de cocaïne, pour s'en sortir, il doit témoigner contre ses amis gangsters. Au mois de mai 1980, il fait tombé des dizaines de malfrats et part se cacher, avec son épouse Karen (parfaitement interprété par Lorraine Bracco, nominée aux Oscars) et leurs enfants, à Redmond.

Henry Hill vit toujours quelque part aux Etats-Unis, sous la protection des services fédéraux et il à toujours quelques contacts avec Nicholas Pillegi. Paul Vario et Jimmy Burke (Paul Cicero et Jimmy Conway dans le film) sont décédés en prison. Ce film restera comme le tableau le plus précis du milieu italo-américain de New York ces dernières années et une suite est prévue depuis cinq ans mais toujours rien de concret, tandis que le duo Pillegi-Scorsese s'est retrouvé sur Casino, en 1996, en compagnie de Pesci et DeNiro.


Bande annonce (anglais)

Avis Ciao

Maxime
# Posté le samedi 04 juin 2005 12:11
Modifié le jeudi 05 octobre 2006 16:03

Prochainement

Les prochaines critiques concerneront les films suivants :

- Il Etait une fois en Amérique de S.Leone
- M le Maudit de F.Lang
- Cosa Nostra de T.Young
- Albino Alligator de K.Spacey
- L'affaire Al Capone de R.Corman
- Borsalino de J.Deray
- Dillinger de J.Villius
- The Cotton Club de F.F.Coppola
- Le clan des siciliens de H.Verneuil
- Nid de Guêpes de F.Siri
- Face de A.Bird
- L'impasse : de la rue au pouvoir de M.Bregman
- Bugsy de B.Levinston
- Heat de M.Mann
- Aniki, mon frère de T.Kitano
- Lucky Luciano de F.Rosi
- Le Sicilien de M.Cimino
- Gangsters de O.Marchal
- Pulp Fiction de Q.Tarantino
- Leon de L.Besson
- La vengeance aux deux visages de M.Brando
- Il etait une fois le Bronx de R.DeNiro
- L'Impasse de B.DePalma
- Bonnie and Clyde de A.Penn
- Mean Streets de M.Scorsese
- Dick Tracy de W.Beatty
- Les Princes de la Ville de T.Hackford
- Donnie Brasco de M.Newell
- G Men de W.Keighley
- American History X de T.Kaye


Si vous voulez collaborer à améliorer le blog en écrivant des critiques de films, contactez moi, et si vous connaissez des films noirs qui ne figurent pas dans la liste, laissez les dans les commentaires. Merci à tous.
# Posté le dimanche 05 juin 2005 04:34
Modifié le samedi 02 septembre 2006 06:26